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Roms-Roumanie-novembre 2004
à Brad et à Deva.
mardi 25 janvier 2005


le début d’ un reportage : " Roms dans les pays des Balkans"

photgraphies : Marie-Pierre Vincent

Alexandru, Ioan, Mirella, Romica, Janina, ils sont des milliers à fuir la Roumanie, la Moldavie, la Macédoine, la Bosnie, l’Albanie, la Bulgarie ... où les brimades constantes à leur égard finissent par ne plus être supportables. Les discriminations auxquelles ils sont soumis journellement les ont conduits à fuir les pays où ils sont nés. Ils sont Roms, des pays des Balkans. Ils sont partis de leur pays, avec presque rien, il y a un jour, un mois, un an, plusieurs années, chacun a son histoire, certains arrivent juste maintenant en France. ...tentés par une « magie de l’Occident » qui leur fait croire qu’ils trouveront ici du travail, donc une maison et des conditions de vie décentes. Ils sont passés par l’Autriche, la Hongrie, L’Allemagne, l’Italie, chassés systématiquement de tous les pays de notre Europe. Puis ils sont arrivés en France, et c’est un désenchantement. Avec un visa touristique de trois mois, il n’y a pas de permis de travail et les demandes d’asile territorial ou politique sont refusées dans 99 % des cas. Ils n’avaient pas grand-chose en partant, ils n’ont désormais plus rien.

Ils vivent en France, entre squats et bidonvilles, sans ressources, très souvent sans eau et électricité, sans soins, soumis à la vindicte de tous, aux brutalités policières ou de voisinage. Lorsque le visa touristique expire, les Roms ont deux solutions : rester en France, en situation irrégulière et bien souvent, au premier contrôle de police, c’est l’expulsion immédiate, le retour par la force, dans le pays de leur naissance ou bien trouver de l’argent pour repartir, pour repasser les frontières, dans un sens, puis dans un autre afin de « revenir » , avec ce fameux nouveau visa touristique de trois mois.

Alors j’ai d’abord rencontré les Roms moldaves et roumains de Saint-Étienne presque tous les jours depuis 6 mois ; j’ai photographié, beaucoup. J’ai voulu voir, comprendre, et dire.

Terrain des Charbonnages, St-Etienne, août 2004 - 54.1 ko

Terrain des Charbonnages, St-Etienne, août 2004

J’ai photographié les expulsions, les nouveaux squats, les anciens squats, les repas, les jeux des enfants et les premiers dessins avec des feutres de couleur et du vrai papier blanc, les baptêmes, les « pauses-café », les fêtes et les moments « de pas grand-chose », ces moments d’attente d’un espoir d’une situation enfin « régulière ».

Certains Roms sont devenus des amis et lorsque R. a dû repartir en Roumanie, je suis partie avec lui. J’ai fait ce voyage pour comprendre pourquoi les Roms des Balkans fuient leurs pays. Qu’est ce qu’il se passe, pour eux là-bas ? Comment vivent-ils ?

R. m’a fait rencontrer en Roumanie, à Deva, ses amis, ses cousins. Nous avons rencontré les Roms dans les bidonvilles de la périphérie, dans les anciens logements sociaux de Ceausescu, les maisons abandonnées, les usines et les écoles désaffectées, tous ces lieux qui leur servent de maisons. Nous avons parlé avec beaucoup de personnes, et nous entendions toujours les mêmes paroles : l’accès au monde du travail nous est interdit, "On ne donne pas de travail aux Roms". La raison de leur émigration est évidente : Une pauvreté, une misère psychologique et physique de millions de personnes dont personne ne veut.

Hopital de Deva - salle des dialyses - 38.3 ko

Hopital de Deva - salle des dialyses

Une envie donc maintenant, un projet, de parcourir quelques pays des Balkans afin de photographier les Roms vivant dans les pays de "l’ancien bloc de l’Est ", tous ces pays qui, dans quelques années rentreront dans l’Union européenne. Peuple sans terre, soumis à toutes les persécutions physiques ou psychologiques, les Roms sont évalués à une dizaine de millions de personnes en Europe.

Le premier voyage a donc été en Roumanie, à Deva et à Brad, en novembre 2004. Ce fut une première prise de contacts avec les tsiganes des Balkans. Nous avons été accueillis dans la famille de Romica et grâce à lui, les contacts ont été simples et les problèmes de langues et résolus

Mano - Brad  - 46.5 ko

Mano - Brad

En ce qui concerne les prises de vues, j’ai travaillé en noir et blanc, 40 photographies sont maintenant tirées sur papier baryté en 40 par 50.

Le second voyage sera cette fois en Moldavie, durant le mois de mai 2005.

L’idée est donc de partir, tous les quatre ou cinq mois dans un pays différent des Balkans et rapporter des photographies de la vie des Roms.



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> Roms-Roumanie-novembre 2004
17 décembre 2006, par Bielka

Bravo pour votre montage photos, que j’ai transféré et qui reçoit des echos encourageants, je veux dire par rapport à l’opinion des gens à propos des Rroms.Superbe travail. J’ai réalisé un premier film documentaire "Romani Bakht" à Montreuil en 2005, sur "l’accueil" qu’ils reçoivent en France, et je commence un deuxième, plus optimiste puisque parlant des liens d’amitié qui se tissent entre Rroms et "gadjé". Nos efforts se rejoignent, et peut être nous joindrons nous pour de bon, sur un projet commun ? Amitiés. Bielka Mijoin-Némirovsky

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